Un souverain or pèse 7,988 g au titre de 916,7 ‰ (22 carats) et contient 7,322 g d'or fin, soit environ 26 % d'or de plus qu'un napoléon. Sa valeur repose sur ce poids d'or au cours du jour, plus une prime de marché. Les souverains courants, de Victoria à Elizabeth II, se négocient comme pièces d'investissement ; certains règnes anciens, ateliers coloniaux et exemplaires en très bel état portent une prime numismatique.
Repères
| Poids | 7,988 g |
|---|---|
| Titre | 916,7 ‰ (22 carats) |
| Or fin | 7,322 g |
| Diamètre | 22,05 mm |
| Frappe moderne | depuis 1817 |
| Revers emblématique | saint Georges et le dragon, par Benedetto Pistrucci |
| Demi-souverain | 3,994 g, soit 3,661 g d'or fin |
Un quart d'or en plus par rapport au napoléon
Le souverain moderne naît en 1817, lors de la grande refonte monétaire britannique, avec une valeur d'une livre sterling. Il est taillé dans un or à 22 carats, soit 916,7 millièmes, allié à du cuivre qui lui donne une teinte plus chaude et une bonne résistance à l'usure.
Avec 7,322 g d'or fin, il pèse nettement plus lourd en métal qu'un napoléon de 20 francs (5,806 g). C'est la première chose à vérifier quand on compare des cotations : un souverain vaut logiquement plus qu'un napoléon, à prime équivalente.
Comme pièce d'investissement, il est connu dans le monde entier et se revend facilement, ce qui lui assure une prime de marché régulière. Elle varie avec la demande, comme pour toutes les pièces d'or.
De George III à Charles III : dater son souverain
Chaque souverain porte l'effigie du monarque régnant, ce qui permet de le situer d'un coup d'œil. Le revers à saint Georges, gravé par Benedetto Pistrucci, a été remplacé à certaines périodes par un écu armorié, avant de redevenir le dessin de référence.
Les frappes de circulation s'arrêtent sous George V, au début des années 1930. Le souverain revient en 1957, sous Elizabeth II, cette fois comme pièce d'or destinée à l'épargne, et il est toujours frappé aujourd'hui.
| Règne | Période | Repères |
|---|---|---|
| George III | 1817-1820 | Premiers souverains modernes, saint Georges au revers |
| George IV | 1821-1830 | Tête laurée puis tête nue, revers saint Georges puis écu |
| Guillaume IV | 1831-1837 | Revers à l'écu couronné |
| Victoria | 1838-1901 | Jeune tête, puis tête du Jubilé (1887), puis tête voilée (1893) ; écu ou saint Georges |
| Édouard VII | 1902-1910 | Saint Georges, frappes à Londres et dans les ateliers de l'Empire |
| George V | 1911-1932 | Dernières frappes de circulation, ateliers coloniaux actifs jusqu'au début des années 1930 |
| Elizabeth II | 1957-2022 | Reprise comme pièce d'or d'épargne, plusieurs effigies successives |
| Charles III | depuis 2022 | Frappes actuelles |
Londres, Sydney, Pretoria : la lettre qui change tout
Une partie des souverains a été frappée hors de Londres, dans les ateliers de l'Empire : Sydney (S), Melbourne (M), Perth (P), Ottawa (C), Bombay (I) et Pretoria (SA). Sur la plupart des souverains, la lettre d'atelier figure sur le terrain du revers, au-dessus du millésime ; sur les souverains de Victoria jeune tête, elle se trouve sous l'écu pour le type à l'écu, et à l'avers, sous l'effigie, pour le type à saint Georges.
Pour la valeur métal, cela ne change rien : un souverain de Melbourne contient exactement autant d'or qu'un souverain de Londres. Pour un collectionneur, en revanche, certaines combinaisons d'atelier et de millésime ont été frappées en petit nombre et s'achètent bien au-dessus de la cotation.
Nous ne dressons pas de liste de dates rares sans voir la pièce : la combinaison exacte se vérifie dans les catalogues de référence, et l'état reste déterminant. Une lettre d'atelier peu fréquente sur une pièce très usée ne vaut pas une pièce commune en état superbe.
Le souverain, une pièce très contrefaite
Le souverain a été abondamment copié au XXe siècle, y compris en or, parfois au bon titre, pour profiter de sa prime. Ces faux contiennent de l'or, mais ils ne sont pas des souverains et ne se négocient pas comme tels. D'autres, plus grossiers, sont en métal doré.
Les signes qui trahissent un faux : un poids qui s'écarte des 7,988 g, un diamètre différent de 22,05 mm, un grènetis irrégulier, un style mou sur le dragon ou la crinière du cheval, et parfois un millésime qui n'a jamais existé pour le monarque représenté. Le son d'une pièce authentique est clair et prolongé.
L'aimant n'est qu'un premier tri : il écarte le fer et le nickel, mais ni le laiton ni les alliages lourds. Les faux en or, eux, ne se démasquent qu'à l'examen du style et à la comparaison avec des exemplaires de référence.
Un souverain terni ou légèrement taché se présente tel quel. Le nettoyage laisse des rayures fines, visibles à la loupe, qui suffisent à exclure la pièce du marché de collection.
Vendre des souverains : pesée, offre, formalités
Nous pesons et contrôlons chaque souverain devant vous, lors d'une expertise gratuite à votre domicile dans le 77, le 89 ou le 21. Les pièces d'investissement sont rachetées sur la base de l'or et de la prime du jour ; celles qui présentent un intérêt de collection sont estimées à part. Notre page vendre ses pièces d'or détaille les étapes, jusqu'au paiement immédiat et sécurisé.
Vendues en France à un professionnel, les pièces d'or relèvent par défaut de la taxe forfaitaire sur les métaux précieux, soit 11,5 % du prix de cession. Si vous conservez une facture ou tout document établissant la date et le prix d'achat, le régime des plus-values est possible : imposition du gain, avec un abattement de 5 % par année de détention au-delà de la deuxième, et une exonération totale passé 22 ans.
Une pièce d'identité vous est demandée, et la vente est inscrite au registre réglementaire des objets d'occasion. Si votre lot mêle souverains, napoléons et autres monnaies, notre page sur les pièces de monnaie anciennes présente ce que nous examinons.
Les erreurs à éviter avec vos pièces
- Le confondre avec un napoléonLe souverain contient plus d'or, et doit donc être payé plus cher, à prime égale.
- Ignorer la lettre d'atelierElle ne change pas la valeur métal, mais peut signaler un exemplaire recherché.
- Prendre un demi-souverain pour un souverain uséIl pèse moitié moins, 3,994 g, et contient 3,661 g d'or fin.
- Polir la pièce avant de la montrerLa surface d'origine compte plus que l'éclat.
Vos questions sur ces pièces
Combien d'or contient un souverain ?
Un souverain contient 7,322 g d'or fin, pour un poids total de 7,988 g au titre de 22 carats. Ce contenu n'a pas changé depuis 1817 : un souverain de Victoria et un souverain récent renferment la même quantité d'or.
Un souverain de Victoria vaut-il plus qu'un souverain d'Elizabeth II ?
Pas nécessairement. Les exemplaires courants des deux règnes suivent la cotation de l'or. Un souverain victorien en très bel état, ou issu d'un atelier et d'une année peu frappés, peut en revanche porter une prime de collection.
Où se trouve la lettre d'atelier sur un souverain ?
Sur la plupart des types à saint Georges, elle se trouve sur le terrain du revers, juste au-dessus du millésime. Sur les souverains de Victoria jeune tête, elle est placée sous l'écu pour le type à l'écu, et à l'avers, sous l'effigie, pour le type à saint Georges. L'absence de lettre indique en principe une frappe de Londres.
Les souverains récents sont-ils de bonnes pièces à vendre ?
Oui : ils sont faciles à authentifier et se négocient sur la base de l'or et de la prime du jour. Les versions belle épreuve, vendues en coffret, se négocient différemment ; gardez l'étui et le certificat s'ils existent.
Un souverain percé ou monté en bijou se rachète-t-il ?
Oui, pour la valeur de son or, en général sans prime de collection. La monture est estimée séparément selon son métal et son titre.